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Un concept

Zoopolitique

ZOOPOLIS est un livre de Sue Donaldson et Will Kymlicka, tous deux chercheureurse au Canada, qui propose une théorie politique des droits des animaux. Le terme zoopolis est la contraction de « zoo » qui évoque le rapport aux animaux et « polis » qui signifie la cité et les règles qui la régissent. Ce concept fait date car il est la première tentative concrète de réflexion politique de la place différenciée que peuvent avoir les animaux en fonction de leurs statuts relationnels avec les humains. C’est aussi une critique solide du suprémacisme humain qui prévaut aujourd’hui.

ZOOPOLIS is a book by Sue Donaldson and Will Kymlicka, both researchers in Canada, which proposes a political theory of animal rights. The term zoopolis is a contraction of “zoo,” which evokes the relationship with animals, and “polis,” which means the city and the rules that govern it. This concept is groundbreaking because it is the first concrete attempt at political reflection on the differentiated place that animals can have depending on their relational status with humans. It is also a strong critique of the human supremacism that prevails today.

“En fait, nous pensons que l'application de ces idées aux cas des animaux nous aide également à approfondir notre réflexion sur la citoyenneté chez les être humains”

ZOOPOLIS s’appuie sur les recherches et théories en philosophie de la justice et en sciences politiques pour déployer un argumentaire solide et concret. Ainsi les auteurices distinguent les animaux domestiques (celleux que nous avons domestiqués ex. chats, chiens, vaches, poules etc.), les animaux sauvages (qui ne cherchent pas de liens avec les humains) et les animaux liminaires (qui vivent en périphérie et en relation avec nos communautés humaines sans pour autant appartenir à nos foyers ex. pigeons, écureuils etc.

ZOOPOLIS draws on research and theories in the philosophy of justice and political science to develop a solid and concrete argument. The authors distinguish between domestic animals (those we have domesticated, e.g., cats, dogs, cows, chickens, etc.), wild animals (those that do not seek relationships with humans), and liminal animals (those that live on the periphery and in relation to our human communities without belonging to our households, e.g., pigeons, squirrels, etc.).

La théorie de la zoopolis s’appuie sur trois concepts opérants : d’une part la citoyenneté pour les animaux domestiques, la souveraineté pour les animaux sauvages et la résidentialité pour les animaux liminaires.

The theory of the zoopolis is based on three operative concepts: citizenship for domestic animals, sovereignty for wild animals, and residentiality for liminal animals.

L’intérêt de cette pensée est double.

D’une part elle approfondie les recherches portées par la théorie des Droits de Animaux tout en étant capable de lui porter une critique, notamment sur ses positions extinctionnistes vis à vis des espèces domestiquées. Zoopolis est une opportunité de fédérer bien plus largement les possibles partisans, encore fébriles de la cause animale en proposant une théorie de la cohabitation.

D’autre part cette théorie est particulièrement solide et argumentée. Elle évite ainsi bien des écueils de l’argumentaire purement moral (bien qu’elle ne le remette pas en question) et démontre qu’il s’agit d’une question politique de choix de modèle de société, au même titre que l’abolition de l’esclavage, le respect des peuples autochtones, l’accueil des réfugiés, l’intégration des personnes handicapées etc. Elle s’appuie d’ailleurs sur les recherches concernant ces divers statuts marginaux pour développer son argumentaire.

The interest of this idea is twofold.

On the one hand, it deepens the research carried out by animal rights theory while also being able to critique it, particularly its extinctionist positions with regard to domesticated species. Zoopolis is an opportunity to bring together a much wider range of potential supporters, who are still enthusiastic about the animal cause, by proposing a theory of cohabitation.

On the other hand, this theory is particularly solid and well-argued. It thus avoids many of the pitfalls of purely moral arguments (although it does not question them) and demonstrates that this is a political issue of choosing a model of society, just like the abolition of slavery, respect for indigenous peoples, the reception of refugees, the integration of people with disabilities, etc. She also draws on research concerning these various marginalized groups to develop her argument.

👀 :
Sue Donaldson et Will Kymlicka, Zoopolis, Une théorie politique des droits des animaux, Ed. Alma (en français), 1991

Sur les Droits des Animaux
👀 :
Tom Reagan, Le droit des animaux, Ed. Hermann 2013 traduit par E. Utria from The case for Animal Rights, Berkeley, Univ. Of California Press, 2004
Charles Patterson, Un éternel Treblinka, Ed. Calman Levy, trad 2008
Gary L. Francione, Introduction aux droits des animaux, Ed. l’Age d’hommes, trad. 2015

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