Sacha Collin Rivière
Sacha Collin Rivière travaille le savon. Mais pas que. Il travaille surtout ce qui prend empreinte, ce qui s’érode, se dissout et finit par nous échapper. Le savon qui nous glisse entre les doigts et lave nos salissures à coup de gestes quotidiens répétés. Le sable qui se monte en château pour mieux s’effondrer. Des matériaux aquatiques sans eau, il est question de ce qui touche, de ce qui effleure, d’une liquidité suggérée comme présente en creux de l’œuvre.
Sacha Collin Rivière works with soap. But that’s not all. Above all, he works with what leaves an imprint, what erodes, dissolves, and ultimately slips away from us. The soap that slips through our fingers and washes away our grime through repeated daily gestures. The sand that is built into a castle only to collapse. Aquatic materials without water: it is about what touches, what brushes against, a suggested liquidity as if present in the hollow of the work.